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La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25%. Entre inflation et récession

Table des matières

Le paradoxe de la Banque du Canada

La décision de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 2,25 % illustre parfaitement le dilemme auquel elle fait face depuis plusieurs mois.

D’un côté, plusieurs indicateurs montrent que l’économie canadienne ralentit. Le PIB a reculé de 0,1 % au premier trimestre de 2026, ce qui confirme une récession technique. Le marché de l’emploi montre également des signes d’essoufflement, avec un taux de chômage qui demeure près de 7 %.

De l’autre côté, l’inflation reste plus élevée que ce que souhaiterait la Banque du Canada. La hausse récente des prix de l’énergie, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, maintient une pression inflationniste importante malgré le ralentissement économique.

Résultat : la Banque du Canada ne peut pas vraiment baisser ses taux, mais elle ne peut pas non plus ignorer les signes de faiblesse économique.

Pourquoi la Banque du Canada ne baisse-t-elle pas les taux ?

La situation actuelle est particulière parce qu’une partie importante de l’inflation provient de facteurs externes.

Les prix de l’essence et de plusieurs produits énergétiques ont fortement augmenté au cours des derniers mois. Cette hausse se répercute sur les coûts de transport, les coûts d’exploitation des entreprises et, ultimement, sur les prix payés par les consommateurs.

Sans cette composante énergétique, l’inflation serait beaucoup plus près de la cible de 2 % de la Banque du Canada.

C’est ce qui rend les prochaines décisions particulièrement difficiles. Réduire les taux trop rapidement pourrait alimenter un nouveau cycle inflationniste. Les maintenir trop longtemps pourrait accentuer le ralentissement économique.

Ce que cela signifie pour les taux hypothécaires

Pour les détenteurs d’un prêt à taux variable, la décision signifie essentiellement que le statu quo se poursuit.

Les emprunteurs qui espéraient une série rapide de baisses de taux devront probablement faire preuve de patience. Tant que les pressions inflationnistes liées à l’énergie demeureront présentes, la Banque du Canada risque de conserver une approche prudente.

Du côté des taux fixes, la situation est différente.

Contrairement à ce que plusieurs croient, les taux fixes ne dépendent pas directement du taux directeur. Ils suivent davantage l’évolution du marché obligataire. Les déficits gouvernementaux élevés observés dans plusieurs économies développées et l’incertitude géopolitique continuent d’exercer une pression à la hausse sur les rendements obligataires.

Même si la Banque du Canada devait réduire son taux directeur au cours des prochains mois, rien ne garantit que les taux fixes suivraient le même mouvement avec la même ampleur.

Une réalité qui touche directement les propriétaires d’immeubles

Pour les propriétaires de multiplex et d’immeubles locatifs, le défi n’est pas uniquement financier.

La hausse des coûts énergétiques, de l’entretien et de plusieurs dépenses d’exploitation exerce une pression directe sur la rentabilité des immeubles. Dans plusieurs cas, l’augmentation des dépenses est plus importante que celle des revenus.

Cette réalité doit être prise en compte lors d’un refinancement, d’un achat ou d’une analyse de rentabilité.

Les investisseurs qui approchent d’un renouvellement hypothécaire devraient particulièrement porter attention à l’impact de leurs futurs versements sur leur flux de trésorerie.

Une période qui crée aussi des occasions

Malgré les défis actuels, plusieurs marchés immobiliers présentent aujourd’hui davantage d’occasions qu’il y a quelques années.

La correction observée depuis les sommets atteints en 2022 a permis un rééquilibrage du marché. Les acheteurs disposent souvent d’un meilleur pouvoir de négociation et d’un choix plus important qu’au cours des années marquées par la surchauffe immobilière.

Cela ne signifie pas que chaque immeuble représente une bonne opportunité. Cela signifie plutôt que les investisseurs bien préparés peuvent aujourd’hui analyser des dossiers qui auraient été impossibles à considérer lors des années de forte compétition.

Notre lecture de la situation

À notre avis, le principal message envoyé par la Banque du Canada est celui de la prudence.

La récession technique observée au premier trimestre ne garantit pas automatiquement une série de baisses de taux. La Banque du Canada demeure préoccupée par l’inflation et surveillera attentivement l’évolution des prix de l’énergie ainsi que la situation économique mondiale avant de modifier son approche.

Dans ce contexte, tenter de prévoir précisément la prochaine décision de la Banque du Canada devient moins important que de bâtir une stratégie financière capable de résister à différents scénarios.

Conclusion

L’environnement actuel demeure complexe. L’économie ralentit, l’inflation résiste et les marchés financiers continuent de réagir aux tensions internationales.

Pour les investisseurs immobiliers, la priorité n’est pas de deviner la date de la prochaine baisse de taux. Elle est plutôt de s’assurer que chaque projet demeure rentable même dans un contexte où les coûts d’emprunt restent élevés plus longtemps que prévu.

Les meilleures décisions immobilières reposent rarement sur une prévision parfaite des taux d’intérêt. Elles reposent davantage sur une bonne planification, une analyse rigoureuse des immeubles et une stratégie adaptée aux objectifs de chaque investisseur.

En résumé

 Situation actuelle
Taux directeur2,25 % (maintenu)
Inflation2,8 % (3 % au Québec)
PIB T1 2026-0,1 % (récession technique)
Prévision PIB avril+0,4 % (rebond)
ChômageJuste sous 7 %

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Courtier Hypothécaire commercial Multilogement

En 32 ans d’expérience en financement immobilier, commercial et multilogement. J’ai été courtier immobilier et directeur de compte et je me suis rapidement spécialisé en tant que courtier hypothécaire commercial. J’ai probablement déjà rencontré et surmonté toutes les situations auxquelles vous pourriez être confronté en tant qu’investisseur immobilier. On pourrait également dire que j’ai l’expérience nécessaire ou que j’ai du vécu. Pour bien choisir votre hypothèque et profitez de mon expérience, contactez-moi.

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Questions-réponses

Est-ce préférable de choisir un terme fixe de 3 ans ou 5 ans en 2026 ?

Dans un marché en transition, un terme plus court peut offrir davantage de flexibilité si les taux baissent dans les prochaines années. La décision dépend toutefois de votre tolérance au risque et de votre stabilité financière.

Est-ce le bon moment pour acheter une propriété au Québec ?

Le marché est plus équilibré qu’en période de surchauffe. Certains secteurs corrigent légèrement et les vendeurs sont plus ouverts à la négociation. Le “bon moment” dépend davantage de votre situation que d’un chiffre précis sur les taux.

Est-ce que les taux hypothécaires vont baisser en 2026?

Les taux fixes ont déjà commencé à reculer légèrement dans certains cas. Même si le taux directeur demeure stable, les marchés obligataires anticipent un ralentissement économique. Cela pourrait ouvrir la porte à d’autres ajustements progressifs sans être majeurs. Comme il n’y aura probablement pas de baisse du taux directeur 2026, il n’y aura pas de baisses spectaculaires des taux hypothécaires en 2026.