Difficile de prédire une baisse quand la Banque du Canada indique elle-même qu’elle n’en fera pas. Dans une déclaration du 6 novembre, la Banque affirme que le taux directeur est « essentiellement au niveau approprié ». Même si l’inflation recule à 2,2 % en octobre, rien ne justifie un retour à 2 % cette année. La stabilité actuelle des taux est une occasion à saisir pour optimiser un refinancement, améliorer un multilogement ou préparer un renouvellement hypothécaire dans un contexte prévisible.
📉 L’inflation recule en octobre par rapport à septembre, qui était à 2,4 %
L’inflation annuelle descend à 2,2 %, principalement grâce à une chute de 9,4 % des prix de l’essence. Sans l’essence, l’IPC reste à 2,6 %, exactement comme en septembre.
Les prix des aliments augmentent encore de 3,4 %, dépassant l’inflation globale pour un neuvième mois consécutif, même si les prix en épicerie ont reculé de 0,6 % d’un mois à l’autre.
Les forfaits cellulaires bondissent de 7,7 %, leur première hausse notable en deux ans et demi. L’IPC progresse de 0,2 % en octobre, ou 0,1 % en désaisonnalisé.
📌 Un point particulier au Québec
Bien que l’inflation recule au niveau national, le Québec fait bande à part avec une légère remontée en octobre. Cette divergence provinciale vient principalement de la pression sur les prix du logement et de certains services, ce qui maintient un coût de vie plus élevé que dans plusieurs autres régions du pays. Pour les propriétaires québécois et les investisseurs, cette différence signifie que le ralentissement de l’inflation pourrait prendre un peu plus de temps avant de se refléter dans les coûts locaux.
🏘️ Immobilier : des coûts hypothécaires qui ralentissent, mais des loyers et assurances encore en hausse
• Coûts d’intérêt hypothécaires : +2,9 %, plus faible hausse depuis plus de trois ans
• Loyers : +5 %, deuxième mois consécutif d’accélération
• Assurance habitation et hypothécaire : +6,8 %
• Assurance auto : +7,3 %
Depuis 2020, les prix de l’assurance habitation ont grimpé de 38,9 %. L’impôt foncier augmente de 5,6 %, avec un spectaculaire +19,5 % au Manitoba.
📊 Les mesures d’inflation de base restent trop proches de 3 %
• IPC médian : 2,9 %
• IPC tronqué : 3,0 %
Environ 34 % des biens et services augmentent encore à un rythme annuel supérieur à 3 %. Selon RBC, la demande intérieure reste trop forte pour justifier un taux directeur à 2 %.
📉 Réaction des marchés et perspectives pour les taux hypothécaires
Le dollar canadien recule légèrement, les obligations aussi. Le signal est clair :
• pas de hausse
• pas de baisse rapide
• et certainement pas un retour à 2 % en 2025
Les détenteurs de taux variables gagnent en stabilité, et les investisseurs immobiliers peuvent planifier dans un environnement où les taux devraient rester stables pour un certain temps.
🟢 Conclusion
La stabilité actuelle des taux crée un contexte plus prévisible pour les propriétaires et les investisseurs. Si le taux directeur ne retourne pas à 2 % cette année, il offre néanmoins une fenêtre stratégique pour ceux qui envisagent un refinancement hypothécaire, une mise à niveau de portefeuille multilogement, ou une optimisation de leurs structures de financement.
Même si l’inflation ralentit lentement, les coûts liés au logement – loyers, assurances, impôts fonciers – continuent d’exercer une pression sur les marges. C’est justement dans ces périodes de stabilité relative que l’accompagnement d’un courtier hypothécaire devient un avantage réel. Vous pouvez profiter de taux plus stables pour sécuriser, restructurer ou optimiser vos prêts, préparer un achat ou simplement vous positionner pour les prochains cycles économiques.
Performance Hypothécaire accompagne autant les propriétaires occupants que les investisseurs immobiliers dans leurs décisions stratégiques : refinancement, acquisition de multilogements, rénovations, optimisation de portefeuille et renouvellement hypothécaire.