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Hausse d’emploi en octobre : bon ou mauvais signe pour les futures baisses de taux ?

Table des matières

Le marché du travail canadien a surpris en octobre avec une forte création d’emplois et une baisse du chômage.
Mais cette vigueur pourrait-elle freiner les prochaines baisses de taux ? Voici ce qu’il faut retenir du dernier rapport de Statistique Canada.

Un marché du travail encore solide

Le marché du travail canadien a réservé une autre surprise en octobre, avec la création de 67 000 emplois et une baisse du taux de chômage à 6,9 %, selon Statistique Canada.

Il s’agit du deuxième mois consécutif de forte croissance, ce qui compense les pertes de l’été et laisse croire à une stabilisation du marché de l’emploi après une période de volatilité.

La hausse d’octobre provient presque entièrement des emplois à temps partiel (+85 000), tandis que les emplois à temps plein ont reculé de 18 500.
L’Ontario mène la croissance avec 55 000 nouveaux emplois, surtout dans le commerce de détail, les transports et les loisirs.

À lui seul, le commerce de gros et de détail a ajouté 41 000 postes, et le transport et l’entreposage 30 000.
En revanche, l’emploi dans le secteur de la construction a diminué de 15 000, en raison des défis persistants dans les industries productrices de biens.

Le secteur privé affiche sa première hausse notable depuis juin (+73 000), tandis que le secteur public et le travail autonome demeurent stables.


L’emploi chez les jeunes repart à la hausse

L’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans s’est également redressé (+21 000), faisant tomber le taux de chômage des jeunes à 14,1 %, sa première baisse depuis février, bien qu’il reste supérieur aux niveaux prépandémiques.

Les salaires horaires moyens ont progressé de 3,5 % sur un an, atteignant 37,06 $, tandis que le nombre total d’heures travaillées a reculé de 0,2 %, notamment à cause de conflits de travail en Alberta ayant touché environ 87 000 employés.

Malgré la croissance globale, la totalité des gains d’emploi d’octobre provient du temps partiel, et plusieurs secteurs productifs continuent de réduire leurs effectifs.

Selon Statistique Canada, les hausses cumulées de septembre et octobre (+127 000) compensent désormais les pertes de juillet et août (-106 000), illustrant la volatilité récente du marché de l’emploi canadien.


Impact sur les taux de la Banque du Canada

Ce rapport sur l’emploi, plus fort que prévu, devrait influencer la prochaine décision de la Banque du Canada.
Celle-ci a récemment abaissé son taux directeur du financement à un jour à 2,25 %, marquant une deuxième baisse consécutive et son plus bas niveau depuis juillet 2022.

Toutefois, les données d’octobre laissent croire que le contexte actuel des taux pourrait déjà suffire à soutenir la croissance de l’emploi.
La baisse du chômage et la hausse continue des salaires laissent présager une pause dans les baisses de taux à court terme.

Les observateurs du marché s’attendent désormais à ce que la Banque du Canada maintienne ses taux stables lors de sa réunion de décembre, alors que le marché du travail démontre une résilience surprenante.

Le conseil de direction de la Banque du Canada a d’ailleurs indiqué que le taux directeur actuel est « à peu près au bon niveau pour maintenir l’inflation près de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel ».


Conclusion — Ce que cela signifie pour les emprunteurs

Pour les propriétaires et les acheteurs, ces chiffres confirment que le marché canadien reste robuste malgré les baisses de taux récentes.
Cela réduit la probabilité d’une nouvelle baisse d’ici la fin de l’année, surtout si les salaires continuent d’augmenter.

👉 En clair, les taux hypothécaires devraient rester stables à court terme, avant de reprendre une trajectoire à la baisse si l’économie ralentit au début de 2026.
Pour ceux qui renouvellent leur hypothèque, la tendance actuelle demeure encourageante, mais il est encore trop tôt pour espérer une chute marquée des taux.

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Questions-réponses

Est-ce préférable de choisir un terme fixe de 3 ans ou 5 ans en 2026 ?

Dans un marché en transition, un terme plus court peut offrir davantage de flexibilité si les taux baissent dans les prochaines années. La décision dépend toutefois de votre tolérance au risque et de votre stabilité financière.

Est-ce le bon moment pour acheter une propriété au Québec ?

Le marché est plus équilibré qu’en période de surchauffe. Certains secteurs corrigent légèrement et les vendeurs sont plus ouverts à la négociation. Le “bon moment” dépend davantage de votre situation que d’un chiffre précis sur les taux.

Est-ce que les taux hypothécaires vont baisser en 2026?

Les taux fixes ont déjà commencé à reculer légèrement dans certains cas. Même si le taux directeur demeure stable, les marchés obligataires anticipent un ralentissement économique. Cela pourrait ouvrir la porte à d’autres ajustements progressifs sans être majeurs. Comme il n’y aura probablement pas de baisse du taux directeur 2026, il n’y aura pas de baisses spectaculaires des taux hypothécaires en 2026.