La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de laisser ses taux d’intérêt inchangés pour la quatrième fois consécutive, une décision qui n’a pas manqué de susciter la colère de Donald Trump. Ce dernier, qui a repris ses fonctions en janvier, a exprimé son mécontentement face à l’absence de baisse des taux, arguant qu’il n’y avait pas d’inflation aux États-Unis et appelant à une réduction immédiate.
Lors d’une conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, a expliqué que la banque centrale préférait adopter une approche attentiste pour évaluer l’impact des droits de douane sur l’économie. Malgré des prévisions de croissance du PIB revues à la baisse, les responsables de la Fed envisagent toujours de possibles baisses de taux cette année, bien que les analystes se montrent de plus en plus sceptiques quant à cette perspective.
Powell a également mis en garde contre les risques liés à la guerre entre l’Iran et Israël, qui pourraient affecter les prix du pétrole, créant ainsi des préoccupations sur une possible stagflation. Les pressions inflationnistes, couplées à une croissance économique ralentie, posent un défi de taille pour la banque centrale et les Américains à revenu moyen.
Inflation en suspens : Le gouverneur de la Banque du Canada résiste aux pressions pour une baisse des taux
Dans un discours prononcé à St. John’s, Terre-Neuve, le 18 juin 2025, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a exprimé son inquiétude face à l’inflation persistante, soulignant que l’approche actuelle de la banque concernant les taux d’intérêt ne changera pas pour l’instant. Macklem a noté que les indicateurs d’inflation sous-jacente montrent une croissance des prix potentiellement plus forte que prévu.
La Banque a récemment décidé de maintenir son taux de référence à 2,75 %, et il n’y a aucun signe d’une baisse imminente lors de la prochaine réunion prévue fin juillet. Il a également évoqué les incertitudes économiques dues à la guerre commerciale avec les États-Unis, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’économie canadienne.
Les économistes s’alarment des effets des tarifs douaniers sur l’emploi, tandis que le marché du travail canadien continue de montrer une résilience inattendue. Macklem a souligné l’importance de maintenir une politique monétaire prudente pour garantir une inflation faible et stable pour les Canadiens.
En chiffres
– Taux d’intérêt maintenus dans une fourchette entre 4,25 % et 4,50 %
– Croissance du PIB prévue à 1,4 % en 2025 aux États-Unis
– Accélération de l’inflation prévue à 3 % (contre 2,7 % en mars)
– Taux de chômage attendu à 4,5 % (contre 4,4 % en mars)
– Inflation à +2,1 % sur un an en avril
– Prévisions de deux baisses de taux cette année