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La Banque du Canada maintient le statu quo. La question maintenant est: À quand la première baisse de taux?

La Banque du Canada a décidé, lors de sa réunion du 6 mars 2024, de conserver pour la cinquième fois consécutive le taux cible du financement à un jour à 5 %. La décision de janvier avait donné beaucoup d’espoirs quant aux baisses à venir et les experts attendaient plus cette nouvelle annonce pour ce qu’ils pourraient trouver comme précisions à propos de l’agenda des baisses. Sur ce point, c’est la déception. La Banque semble beaucoup moins enthousiaste à propos des baisses. Citons son gouverneur Tiff Macklem :

« Un taux de 5 % reste approprié. Il est encore trop tôt pour envisager une baisse du taux directeur. »

L’économie au quatrième trimestre a été supérieure aux attentes. Le PIB réel a augmenté de 1 % au quatrième trimestre, principalement en raison de la hausse des exportations de pétrole brut et de la réduction des importations. Au troisième trimestre, le PIB avait reculé de 0,5 % le fait de ne pas poursuivre sur ce recul a évité au Canada la récession technique.

La récession technique évitée

Le Canada a évité une récession technique au quatrième trimestre 2023, affichant une croissance du PIB annualisée de 1% après une contraction de 0,5% au trimestre précédent, surpassant les prévisions de Bloomberg qui tablaient sur une augmentation de 0,8%. Cette performance a empêché deux trimestres consécutifs de croissance négative du PIB, ce qui aurait caractérisé une récession technique. Sur l’ensemble de l’année, l’économie a progressé de 1,1%, bien en deçà des 3,8% enregistrés l’année précédente.

Pour une baisse de taux, l’économie est encore trop forte

La Banque du Canada veut que l’inflation baisse encore. Les mesures de l’inflation fondamentale sur un an et sur trois mois se situent dans la fourchette de 3 % à 3,5 %, mais la part des indices des prix à la consommation supérieure à 3% reste plus élevée que la moyenne historique. L’économie reste mitigée dans plusieurs domaines :

  • L’expansion économique mondiale a ralenti au quatrième trimestre de 2023, mais le ralentissement est moins important aux États-Unis et au Canada.
  • Les exportations ont augmenté aux États-Unis et au Canada.
  • L’inflation a continué de diminuer aux États-Unis, mais elle reste élevée.
  • Les écarts de taux sur les obligations de sociétés se sont rétrécis, mais les rendements des obligations ont augmenté depuis janvier et le marché des actions se porte à merveille.

Alors, à quand un retour au taux d’inflation cible de la Banque du Canada ?

Désaccord quant au moment de l’atteinte d’un taux d’inflation à 2 %

En dépit des prévisions du Directeur parlementaire du budget à Ottawa qui anticipe un retour de l’inflation à la cible de 2 % d’ici la fin de l’année, le gouverneur de la banque centrale estime plutôt qu’il faudra plus de temps.

« Nos prévisions ont été rendues publiques en janvier et, depuis, il n’y a pas eu de surprises majeures », a-t-il déclaré.

Selon lui, le retour à la cible est prévu pour 2025. La Banque table sur le fait que la politique monétaire a réussi jusqu’à maintenant à réduire l’inflation sans provoquer de récession et sans que le taux de chômage augmente de façon importante pour poursuivre le resserrement quantitatif.

Les taux hypothécaires élevés sont-ils responsables de ce qui se passe dans le secteur de l’immobilier et du logement ?

Selon la Banque du Canada, non !

En février, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, affirmait que les taux d’intérêt ne sont pas responsables de la crise du logement, mais plutôt le manque d’offre. Il soulignait que l’augmentation des prix du logement est influencée par d’autres facteurs et que l’accent devrait être mis sur l’augmentation de l’offre de logements pour améliorer l’abordabilité.

« On ne va pas résoudre le problème du logement avec des taux d’intérêt bas ni avec des taux d’intérêt élevés. Nous avons essayé les deux. Et nous avons connu une forte inflation des prix du logement. »

En effet, la baisse des taux d’intérêt et l’augmentation des taux d’intérêt ont toutes deux contribué à l’augmentation des loyers. Les taux d’intérêt élevés ont entraîné une augmentation du coût de souscription ou de renouvellement des prêts hypothécaires, rendant plus onéreuse l’obtention de financement pour les promoteurs immobiliers et ceux qui souhaitent construire des logements. En revanche, les taux d’intérêt plus bas des dernières années ont contribué à la hausse des coûts du logement en stimulant la demande. Dans un environnement où les taux sont bas, les prix des maisons augmentent à mesure que les acheteurs se précipitent pour investir.

La croissance démographique exceptionnelle du Canada en 2023 devient un défi économique

Avec plus d’un million de personnes arrivées au Canada dans les neuf premiers mois, le rythme le plus rapide depuis 1867, selon Statistique Canada. La croissance démographique devient l’un des plus grands défis de l’économie canadienne, notamment pour le secteur immobilier et le logement.

Le logement, un problème d’offre

Aujourd’hui, le prix des logements continue d’augmenter sans être directement lié aux décisions de la banque. Les taux d’intérêt élevés devraient baisser à moyen terme, mais il est peu probable que cela suffise à résoudre la crise du logement. La Banque du Canada reconnaît que la solution réside principalement dans l’augmentation de l’offre de logements, qui nécessite des efforts concertés de la part des gouvernements et des acteurs du marché immobilier.

Planifier la construction de multilogements

Les différents paliers de gouvernements ont déjà annoncé quelques solutions à la crise du logement. Des solutions qui passent bien souvent par différents programmes d’aide et subventions. Considérant l’ampleur du problème, d’autres programmes seront sûrement annoncés dans les mois à venir. Une part de ces aides pourra être utilisée pour stimuler le secteur de l’immobilier déjà prêt à bondir. La fin des augmentations de taux a rassuré une bonne part des investisseurs et les annonces de baisses des taux d’intérêt à venir permettent d’entrevoir une reprise du marché de l’immobilier. Il redevient plus facile de planifier la construction de multilogements. La solution au manque de logement est entre les mains des gouvernements et des acteurs du marché… selon la Banque. Il est toutefois vraiment clair que ces acteurs du marché attendent avec impatience une baisse des taux hypothécaires. S’il y a une prédiction à faire à ce sujet, c’est qu’on devrait savoir en avril quand arriveront ces baisses.

Conclusion : Avril, c’est là que ça se décide

Des baisses de taux sont encore anticipées par les marchés. Des économistes interrogés par Bloomberg anticipent des baisses de taux dès juin, ramenant le taux directeur à 3 % d’ici fin 2025. Les espoirs de baisse en avril sont maintenant très minces. La prochaine réunion de la Banque du Canada du 10 avril sera déterminante pour l’agenda des baisses de taux. Le dévoilement de la décision à propos du taux directeur sera accompagné cette fois du rapport complet sur la politique monétaire et c’est la dernière rencontre des gouverneurs avant l’été. Les informations économiques accumulées d’ici là permettront à notre banque centrale de préciser l’avenir des taux hypothécaires au Canada.

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Courtier hypothécaire Commercial


En 32 ans d’expérience en financement immobilier, commercial et multilogement. J’ai été courtier immobilier et directeur de compte et je me suis rapidement spécialisé en tant que courtier hypothécaire commercial. J’ai probablement déjà rencontré et surmonté toutes les situations auxquelles vous pourriez être confronté en tant qu’investisseur immobilier. On pourrait également dire que j’ai l’expérience nécessaire ou que j’ai du vécu. Pour bien choisir votre hypothèque et profitez de mon expérience, contactez-moi.

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